Couleurs, motifs et style "grand-mère chic" assumé: une maison qui ose
Pensée par l'architecte Kirby Lee et décorée par Heidi Caillier, la maison de Kendall Jenner détonne : couleurs et motifs se mêlent dans un intérieur à la fantaisie décalée et folklorique.
Reprise, commentée et partagée bien au-delà des sphères professionnelles, elle a rencontré un écho rare pour un intérieur qui, paradoxalement, ne cherche ni l’effet ni la démonstration.
Ce succès tient moins à la notoriété de sa propriétaire qu’à la nature même du projet. Dans un paysage visuel saturé d’images, de tendances et de références immédiatement identifiables, cette maison propose autre chose : un langage intérieur singulier, presque réconfortant.
Ce qui frappe d’emblée n’est ni l’emplacement, ni le statut de l’occupante, mais la manière dont l’espace est composé. À rebours des intérieurs contemporains dominés par la neutralité chromatique et les lignes épurées.

Ici, la couleur existe.
Elle s’installe. Elle structure les espaces. Et surtout, elle ne se contente pas d’accompagner l’architecture : elle en devient l’un des éléments constitutifs. Les murs, les textiles, les sols dialoguent dans une palette dense, chaude, presque terrienne. La couleur et les imprimés occupent une place centrale. Ils ne sont ni anecdotiques, ni décoratifs au sens faible du terme. Ils organisent le regard, donnent du rythme aux volumes, introduisent une profondeur visuelle que le minimalisme avait peu à peu évacuée.

Ici, les motifs et les couleurs ne suivent aucune tendance. Les tissus floraux, géométriques ou folkloriques s'imposent avec caractère et audace. Ils flirtent avec le kitsch, sans jamais y tomber, donnant à la maison un charme joliment désuet, à la fois décalé et intemporel.
Ce choix marque une rupture nette avec une esthétique devenue dominante ces dernières années : des intérieurs lisses, consensuels, conçus pour être facilement photographiés et rapidement consommés. Dans cette maison, rien ne cherche à être interchangeable. Les motifs s’imposent, parfois frontalement, et assument leur permanence.
Le projet prend toute sa mesure lorsqu’on en identifie les auteurs. L’architecte Kirby Lee conçoit des volumes volontairement contenus, à l’échelle domestique affirmée. La décoratrice Heidi Caillier y déploie un travail précis sur les couleurs, les motifs et les matières, fidèle à une approche qui mise sur l'audace des couleurs et motifs pour créer un intérieur vivant, chaleureux et singulier. Ensemble, elles composent un intérieur qui se lit lentement, sans hiérarchie spectaculaire, où chaque élément participe d’un équilibre global.

La maison s’inscrit aussi dans un mouvement plus large : le retour de la notion de refuge.
Non pas un refuge idéalisé ou nostalgique, mais un refuge construit, pensé comme une réponse aux excès contemporains. Saturation visuelle, hyper-exposition, uniformisation des esthétiques : cette maison propose une alternative claire. Elle ne cherche pas la neutralité. Elle assume une identité. Les espaces enveloppent plutôt qu’ils n’exposent. Ce qui explique sans doute l’écho rencontré par cet intérieur, ce n’est pas seulement la maison elle-même, mais ce qu’elle révèle d’un désir collectif. Un désir de lieux plus incarnés, moins démonstratifs, où le confort ne se limite pas à l’ergonomie, mais inclut une dimension émotionnelle, transgénérationnelle.
Elle ne propose pas une nouvelle tendance, mais une autre manière d’habiter.

Pantone 2026 : Cloud Dancer — La valse hésitation
Pantone 2026 et son Cloud Dancer : entre séduction et réserve, faut-il adopter ce blanc ou le laisser sur le côté ?
Bon… on va pas se mentir : quand on t’annonce que la couleur de l’année 2026 est Cloud Dancer — un blanc délicat — forcément, il y a un moment où tu te demandes si Pantone n’a pas perdu la boule.
Pantone a choisi un blanc aérien comme Couleur de l’année 2026 : Cloud Dancer. Une teinte délicate, presque immaculée, qui se veut symbole de clarté, de calme et de respiration dans un monde saturé de stimuli visuels. Mais soyons honnêtes : ce blanc ne laisse personne indifférent. Certains y voient un souffle poétique, d’autres une neutralité un peu tristoune.

Un blanc… qui ne fait pas l’unanimité
Cloud Dancer se présente comme un espace vierge, une invitation à la sérénité. Dans la déco et le design, il peut agrandir les espaces, révéler les textures et créer un dialogue avec la lumière naturelle. Sur le papier, ça se tient. Mais dans la vraie vie, le blanc immaculé pour toute une année ? Ça divise.
Sur les réseaux et dans la presse spécialisée, certains critiques le jugent trop sage, presque prudent, tandis que d’autres y voient le reflet d’une époque marquée par l’incertitude et un climat politique et économique instable. En somme, un blanc qui suscite le débat, et pas seulement sur les palettes de couleurs.
Pourquoi ce blanc fait-il autant réagir ?
Cloud Dancer, c’est un blanc qui divise plus qu’il ne rassemble. Alors que d’autres couleurs vives passent presque inaperçues, lui provoque des discussions animées. Deux raisons principales :
- La subtilité extrême : ce blanc est discret à l’excès, laissant certains créatifs sur leur faim, cherchant un peu plus de caractère ou de chaleur.
- Le contexte de notre époque : au moment où la société traverse incertitude et questionnements, ce blanc immaculé semble refléter — ou accentuer — une atmosphère introspective et prudente.
Cloud Dancer dans l’architecture contemporaine : un blanc qui parle
Dans les intérieurs contemporains, le blanc n’est jamais neutre. Cloud Dancer devient un véritable acteur de l’espace, un outil de mise en scène qui joue avec la lumière, les volumes et les perspectives. Les architectes contemporains l’utilisent pour accentuer les textures, faire ressortir des matériaux nobles ou créer un contraste subtil avec un élément sculptural.
On observe une tendance vers un minimalisme intentionnel : sobriété des lignes, clarté des volumes, mais toujours au service d’une dramaturgie de l’espace. Cloud Dancer ne disparaît pas : il accentue le regard et guide l’expérience sensorielle. Une verrière baignée de lumière, un mur légèrement texturé, une cloison courbe… ce blanc devient un instrument de narration, faisant “respirer” l’intérieur tout en lui donnant une identité forte.
Et si ce blanc semble discret, c’est justement ce qui lui permet d’être audacieux. Dans les mains d’un architecte contemporain, il devient cadre, accent et contraste, transformant une pièce en scène, sans jamais écraser le reste. Le minimalisme n’est pas plan-plan, il est stratégique, émotionnel et intelligent.
Les projets de Heju Studio illustrent parfaitement cette approche : des intérieurs épurés, où le blanc sert de toile de fond lumineuse, mais où chaque élément raconte quelque chose. Dans certains espaces, les meubles sont sculptés dans l'architecture, comme des reliefs organiques ; une banquette qui se fond dans un mur, un mur texturé, un escalier sculptural.


Dans la mode et le design
Sur les podiums et dans les collections, Cloud Dancer apparaît comme une toile à remplir, parfois futuriste, parfois minimaliste. Mais là encore, certains critiquent ce choix comme trop neutre ou prudent, se demandant si le blanc peut vraiment représenter une année entière. Miranda Priestly n'en semble pas convaincue.

Une couleur miroir de notre époque
Cloud Dancer n’est pas juste un blanc. C’est un miroir de notre époque, oscillant entre besoin de respiration, désir de clarté et hésitation collective. Il suscite débats et discussions, mais offre surtout une base : à nous d’y projeter nos choix, nos textures, nos touches de couleur et nos émotions.
Quand l’architecture Mid-Century inspire nos intérieurs
Redécouverte de l’héritage moderniste et de son influence sur le design contemporain
Des villas californiennes de Palm Springs aux maisons reconstruites de Royan, l’architecture mid-century a redéfini notre manière d’habiter.
Pensée entre les années 1945 et 1970, elle prône un art de vivre à la fois rationnel et poétique : des lignes claires, des matériaux bruts, et un dialogue constant entre intérieur et extérieur. En résumé, le modernisme organise l'espace et l'usage avec intelligence _optimisation de la circulation , des volumes, de la lumière, des matériaux_ tout en réveillant le regard et les sens, parce que cette rationalité n'est jamais froide ou austère, les jeux de lumières, les textures, les lignes créent un sentiment de fluidité.
Aujourd’hui, cette vision moderniste irrigue encore les architectes et le design contemporain, du mobilier scandinave aux créations d’éditeurs européens.
La modernité comme art de vivre
L’architecture mid-century n’est pas qu’une esthétique : elle réinvente le quotidien. Elle valorise la simplicité, la lumière et la fonctionnalité sans renoncer à la beauté.
Les architectes de l'époque privilégiaient la fluidité, la circulation naturelle et les perspectives ouvertes, intégrant lumière et volume dans un équilibre fonctionnel et visuel. Chaque décision _ disposition des pièces, dimension des baies vitrées, orientation des espaces de vie _ répondait à une logique de confort et d'usage : les espaces sont pensés pour vivre, circuler, respirer.
Comme le montrent des architectes emblématiques du mid-century, tels que Jean Prouvé, Arne Jacobsen ou Le Corbusier, cette modernité ni ni froide, ni abstraite : elle est un art de vivre, où les proportions et les lignes ne servent pas uniquement à la géométrie, mais à créer un expérience sensible de l'espace.
Une chambre baignée de lumière, un séjour ouvert sur le jardin... tous ces détails participent à une vision où la beauté naît de l'usage.
Cette approche continue d’influencer nombre de designers et d’architectes d’intérieur, qui cherchent à créer des lieux “justes” plutôt que démonstratifs.
Des matériaux bruts et expressifs
Bois , béton, pierre, verre, métal : les matières s’exposent sans artifice. Loin du décoratif, elles incarnent la vérité du geste et la beauté du fonctionnel.
C’est cette sincérité qui séduit aujourd’hui encore — dans un monde saturé d’objets standardisés, on revient à la texture, à la main, à la patine.
Le design comme prolongement de l’architecture
Dans le Mid-century, mobilier et architecture ne sont jamais dissociés. Chaque objet dialogue avec l'espace, prolonge les lignes et accentue le rythme des volumes.
Aux Etats-Unis, la mouvance californienne de l'époque a porté cette idée à son apogée, portée par des architectes visionnaires tels que : Richard Koening, Charles Eames, Eero Saarinen, Frank Lloyd Wright, qui ont conçu les villas comme un tout harmonieux ouvertes sur le paysage, baignées de lumière, où la structure et le mobilier se répondent :
Le mobilier comme un élément structurel à part entière : lampes, chaises ou tables étaient conçues pour prolonger les lignes architecturales et renforcer l'équilibre des volumes.


Les héritiers contemporains
L'esprit Mid-Century ne s'est pas figé dans le passé, il continue d'inspirer les designers et les architectes d'aujourd'hui.
Aux Etats-Unis, Ben Willett fusionne mobilier et architecture avec une approche sculpturale et spatiale s'inspirant directement des villas californiennes des années 1960 et 1970.

En France, des talents tels que Margaux Fritz ou Jaune Studio prolongent cette logique : proportions équilibrées, dialogue avec la lumière, matériaux nobles et volumes fluides. Chacun, à sa manière, transpose les principes du modernisme dans des projets contemporains où le design n'est jamais séparé de l'architecture, créant des espaces à la fois fonctionnels, élégants et sensibles où intérieur et extérieur se confondent.

L'esprit moderniste aujourd'hui
L’esprit mid-century n’est pas une nostalgie : c’est un langage toujours en mouvement.
Chez L’Objet Royan, cet héritage s’exprime dans une sélection qui conjugue modernité et mémoire — des objets qui combinent esthétique, savoir-faire et capacité à créer une atmosphère unique.
Pour celles et ceux qui souhaitent insuffler un peu d'esprit Mid-Century à l'intérieur, voici quelques pièces disponibles en boutique et sur l'eshop :

Le miroir liquide : retour en grâce de la laque
C’est une matière qui capte la lumière comme une confidence. Une peinture qui ne s’applique pas, mais se compose. Lentement. Méthodiquement. En couches presque invisibles, jusqu’à devenir surface réfléchissante, presque hypnotique.
La peinture laquée miroir signe son grand retour dans les intérieurs contemporains.
Et avec elle, c’est tout un imaginaire qui ressurgit : entre architecture radicale, décors cinématographiques et élégance couture.
Une matière à double fond
Elle évoque à la fois le paravent laqué d’un palais japonais, la carrosserie d’une Mercedes 600 Pullman, ou encore un couloir signé Kubrick — trop parfait pour ne pas être inquiétant.
La laque, dans sa version miroir, oscille entre sophistication ultime et froideur maîtrisée. Elle ne se contente pas de briller : elle reflète, déforme, magnifie. Elle crée une distance. Une scène.
Chez Pierre Cardin, dans ses appartements futuristes de Lacoste ou dans les lignes de ses créations sculpturales, le laqué miroir était partout : noir, rouge, chrome — toujours tendu, toujours impeccablement silencieux. Comme un vêtement qui ne froisse jamais.
La laque n’a pas d’âge, mais elle a une mémoire.
Brillance assumée, luxe sans bavure
À contre-courant des textures mates et des teintes sourdes qui ont envahi les intérieurs ces dernières années, la peinture laquée miroir impose un autre tempo. Plus lent. Plus radical. Plus intense.
Ce n’est plus une simple finition, mais un parti-pris : une surface qui ose se faire voir, qui capte l’attention et s’en amuse.
Dans les intérieurs contemporains, on la retrouve en aplat : sur les portes d’un dressing secret, sur les panneaux coulissants d’une cuisine graphique, ou sur des meubles qui tiennent plus de la sculpture que de l’aménagement.
Elle dialogue avec le marbre, s’oppose au bois brut, éclaire le béton.
Et surtout, elle n’a pas besoin d’en faire trop.
Une esthétique cinématographique
Dans Eyes Wide Shut, les reflets multiples de laque noire accompagnent les errances de Tom Cruise comme un miroir de son désarroi intérieur. Chez Wong Kar-Wai, chaque plan semble recouvert d’un voile brillant, saturé de lumière et de désir.
Dans ces univers ultra stylisés, la laque miroir n’est jamais un décor passif : elle est personnage, tension, narration.
On la devine aussi chez les designers qui pensent l’espace comme une mise en scène : Dimore Studio, India Mahdavi, Rodolphe Parente, ou même la galerie Vervoordt, où le laqué trouve sa place entre lin brut et bronze patiné.
Miroir exigeant
Mais attention, la laque miroir ne pardonne rien.
Chaque irrégularité de surface, chaque poussière devient visible. C’est une finition qui exige un geste d’orfèvre, un support parfaitement préparé, et souvent plusieurs jours de séchage entre les couches.
Elle incarne, à elle seule, un certain retour au respect du temps, à l’artisanat hautement qualifié, à l’idée que le beau prend du temps.
Un art de la mise en scène
Utilisée avec parcimonie, la peinture laquée miroir donne du rythme à un espace. Elle ouvre une perspective, réfléchit un lustre, capte la lumière. Elle attire l’œil, mais ne cherche pas à séduire — elle impose sa présence.
Un laqué noir profond dans une pièce écrue, c’est comme une voix grave dans une conversation trop aiguë.
Dans les années à venir, il y a fort à parier que la laque poursuivra cette renaissance discrète mais assurée. Ni tendance ni revival, elle s’impose comme un élément de langage, un outil narratif pour les architectes et les décorateurs qui pensent l’intérieur comme un film.
Royan : entre tropicalisme et modernisme
Savant mélange de l’esthétique sobre, fonctionnelle et minimaliste des influences du Bauhaus, de Le Corbusier ou Auguste Perret et de la créativité colorée, aérienne et solaire de l’école brésilienne, propre à Oscar Niemeyer, Royan bouscule les codes.
Son architecture, longtemps décriée, semble être l’objet d’un regain de fascination.
Laboratoire de formes et de lumière
Entre lignes tendues et courbes libres, béton brut et jeux de lumière, la ville se dévoile dans un équilibre étonnant entre rigueur géométrique et sensualité architecturale. Royan n’est pas une carte postale figée, mais un paysage urbain en mouvement, où le modernisme des années 50 dialogue subtilement avec des influences plus exotiques.
Certains bâtiments emblématiques _ le marché central, l’église Notre Dame, Le Palais, certaines villas _ expriment cette tension entre formalité et audace formelle. Ici, le béton se fait poétique, presque sculptural. Là, une façade en moucharabieh dialogue avec les brise-soleil tropicaux.
Royan inspire une nouvelle génération de créateurs, de photographes, d’architectes et de décorateurs à l’instar de Florence Deau, Clémence Joséphine Touzet ou Adrien Lahaye. Il ne s’agit plus seulement de patrimoine, c’est un terrain d’étude, une palette esthétique, un champ d’expérimentation.

Butter Yellow : tendre, doux, redoutablement désirable
Elle est partout. Dans les vitrines des créateurs, sur les podiums comme dans les rayons de la déco, dans les assiettes des food stylists comme sur les murs des architectes. Le butter yellow — ce jaune crémeux, légèrement doré, tout en rondeur — s’impose comme la couleur douce mais décidée du moment. Une teinte enveloppante, solaire mais jamais criarde, tendre, douce et redoutablement désirable !
Si la mode s’en empare en maille doudou ou en tailleur pastel, le design l’adopte en céramique mate, en velours poudré ou en peinture texturée. Mais c’est surtout dans l’architecture intérieure, pensée et scénographiée, que cette nuance trouve un nouveau terrain d’expression.
Deux projets récents en offrent une interprétation aussi sensible que maîtrisée.
Vous allez fondre pour le Butter Yellow !

Une teinte architecturée : Le duplex de Sant Gervasi par Arquitectura-G
À Barcelone, le studio Arquitectura-G a transformé un duplex du quartier de Sant Gervasi en un espace lumineux et fluide. Les architectes ont ouvert davantage de fenêtres sur la façade nord et ont partiellement démoli le plancher du deuxième étage, créant ainsi un salon en double hauteur de près de 6 mètres. Les murs blancs et les carreaux de grès cérame émaillés de couleur jaune pastel habillent les surfaces verticales, tandis qu’un parquet en bois tropical de grapia assure une continuité visuelle entre l’intérieur et la terrasse. Les éléments tels que l’escalier, le balcon et le mobilier sont réalisés en tôle perforée, permettant à la lumière de pénétrer librement dans tous les recoins de l’habitation.
Ce projet illustre parfaitement la manière dont une teinte douce comme le jaune pastel peut transformer un espace en un lieu chaleureux et accueillant, tout en répondant aux contraintes d’un bâtiment existant.

Épure feutrée : Le Cann pour la résidence hôtelière Address
À Paris, le studio Le Cann, formé par Raphaëlle Robert et Guillaume Fantin, signe l’identité du premier appartement de la nouvelle résidence hôtelière Address, située à proximité de la Place Vendôme. Ce projet réinvente l’expérience du séjour urbain en combinant design audacieux et confort haut de gamme. L’appartement se distingue par l’utilisation de tons butter yellow, apportant une touche de douceur et de luminosité à l’espace. Cette teinte, à la fois chaleureuse et apaisante, s’inscrit dans une palette de couleurs soigneusement sélectionnée pour créer une ambiance accueillante et raffinée.

Une couleur de fond plus que de forme
Ce renouveau du jaune n'est pas une déclaration. C'est un murmure. Une couleur qui ne cherche pas à dominer mais à accompagner. Elle agit comme une matière atmosphérique : elle réchauffe sans alourdir, elle définit sans contraindre.
Le butter yellow s’impose comme une couleur d’architectes — pensée, calibrée, et utilisée avec une précision presque textile. Une teinte de fond, plus que de forme, qui redéfinit la chaleur dans les intérieurs contemporains.














